Le DPE à Besançon

Mis à jour : septembre 2026

En bref

Sur les 40 094 DPE bisontins publiés, les 8 029 logements antérieurs à 1948 affichent 61,2 % de murs notés « insuffisants », contre 83,2 % pour les 16 770 issus de la période 1948-1974. Vingt-deux points, en faveur du plus ancien.

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Un écart parmi les plus larges mesurés

L'idée que l'ancienneté pénalise ne résiste pas aux chiffres bisontins. Le bâti d'avant-guerre se situe vingt-deux points sous celui qui l'a suivi.

Seules quelques villes de notre réseau présentent un écart aussi marqué. La pierre de Chailluz, épaisse, y est pour beaucoup : elle ne remplace pas un isolant mais ralentit les échanges, quand les parois minces de la reconstruction ne compensent rien.

Une génération qui pèse 42 % du parc

Les 16 770 logements de la période 1948-1974 forment la cohorte dominante, loin devant les 8 029 antérieurs à 1948.

C'est donc là que se concentre l'enjeu bisontin, et non dans le centre historique comme on pourrait le croire. Le cas particulier de la Boucle, avec ses contraintes de secteur protégé, fait l'objet d'une page distincte.

Ce que le froid ajoute au calcul

Le DPE corrige la consommation selon la zone climatique, et Besançon relève d'un climat rigoureux qui allonge la saison de chauffe retenue par la méthode.

À bâti identique, un logement bisontin sera donc noté plus sévèrement qu'un logement du Sud. Ce n'est pas un défaut de la méthode mais la traduction d'une dépense réellement supérieure, sujet développé sur la page climat froid.

Où se situe le parc aujourd'hui

41,7 % des logements bisontins sont classés C, 34,9 % en D, 13,3 % en E. À l'autre extrémité, 5 % relèvent des lettres F ou G et 5,2 % atteignent A ou B.

Le résultat est meilleur que ce que l'exposition au froid laisserait attendre, ce que détaille la répartition des classes.

Ce que le calendrier vise ici

7 317 logements bisontins diagnostiqués sont classés E, F ou G, soit 18,2 % du parc. 446 se trouvent en G et ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 1 553 sont en F et basculeront en 2028 ; 5 318 en E et suivront en 2034.

Un contrat de location en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement, comme le précise la page passoires thermiques.

Une limite du diagnostic, rarement expliquée

Le professionnel qui se déplace chez vous n'a pas pour mission d'enquêter. Il constate ce qui est visible, prend des mesures, pose quelques questions, et s'en tient là.

Lorsqu'une paroi ne livre pas sa composition, il ne dispose d'aucune marge d'appréciation : la méthode lui impose une valeur unique et sévère, 2,5 W/(m².K), celle d'un mur sans isolant. Ce n'est pas une sanction, c'est une règle de calcul appliquée mécaniquement.

Comment lever cette incertitude

Un seul type de document y parvient : celui qui identifie un matériau et donne son épaisseur. Peu importe sa forme, du devis manuscrit d'un artisan au dossier d'aide publique en passant par la notice d'un promoteur.

Une mention générale comme « travaux d'isolation réalisés » n'a aucune valeur pour le calcul. Il faut « polystyrène expansé, 80 mm » ou l'équivalent.

Neuf logements sur dix en copropriété

92,6 % des logements bisontins diagnostiqués sont des appartements, l'une des plus fortes proportions de notre réseau.

Une isolation de façade votée il y a dix ans reste invisible depuis un appartement. Sans le procès-verbal correspondant, elle disparaît du calcul, et l'hypothèse défavorable s'applique alors à chaque lot de l'immeuble. La page DPE et copropriété détaille le circuit.

La bascule de 1989

Les 4 880 logements bisontins de la période 1989-2000 tombent à 20 % de murs insuffisants, ceux de 2001-2005 à 6,9 %.

L'arrêté du 5 avril 1988 explique ce palier : il a resserré les seuils d'isolation et intégré la performance des installations de chauffage et d'eau chaude au calcul réglementaire. Les périodes intermédiaires appellent en revanche de la prudence, les tables forfaitaires du calcul dépendant de l'époque déclarée.

Quand commander le diagnostic

Vendre ou louer l'impose, et la classe doit figurer dans l'annonce dès sa parution. Le document se prépare donc avant la mise en marché.

Sur une maison individuelle ou un immeuble entier classé E, F ou G, un audit énergétique complète le dossier de vente : obligation en vigueur depuis avril 2023 pour les F et G, et depuis le 1er janvier 2025 pour les E.

Ce que vous paierez, et quand vous l'aurez

Un devis de diagnostic n'a de sens qu'au regard de ce qu'il couvre. Comparer deux prix sans comparer les prestations incluses conduit systématiquement à se tromper, comme le montre la page prix d'un DPE à Besançon.

Sur le calendrier, la visite et la remise du rapport se comptent en jours, la prise de rendez-vous en semaines. C'est cette seconde durée qu'il faut anticiper quand une vente ou une mise en location est engagée.

Le dossier bisontin au complet

Un dernier point avant de commander : le professionnel doit être certifié par un organisme accrédité, sans lien avec le vendeur ou l'agence, et couvert par une assurance. Ces trois éléments figurent sur l'annuaire officiel du ministère et se contrôlent en quelques minutes.

L'état des risques rassemble les aléas de la commune, et le repérage amiante concerne le bâti antérieur à juillet 1997. Un DPE établi depuis le 1er juillet 2021 vaut dix ans et engage celui qui le fournit ; le document rejoint ensuite le dossier pour vendre ou pour louer.

Questions fréquentes

Un logement bisontin ancien est-il pénalisé ?

Moins que l'après-guerre. Les 8 029 logements d'avant 1948 affichent 61,2 % de murs « insuffisants », contre 83,2 % pour les 16 770 de 1948-1974. Vingt-deux points d'écart, l'un des plus larges de nos relevés. La pierre de Chailluz, épaisse, ralentit les échanges thermiques sans remplacer un isolant.

Où se concentre réellement le problème à Besançon ?

Dans la génération 1948-1974, qui représente 42 % du parc diagnostiqué avec 16 770 logements, et non dans le centre historique comme on pourrait le croire. Le cas de la Boucle, avec ses contraintes de secteur protégé, relève d'une problématique différente.

Le climat froid aggrave-t-il la note ?

Il l'alourdit, oui. Le DPE corrige la consommation selon la zone climatique, et Besançon relève d'un climat rigoureux qui allonge la saison de chauffe retenue. À bâti identique, un logement bisontin sera noté plus sévèrement qu'un logement du Sud, ce qui traduit une dépense réellement supérieure.

Que doit contenir un justificatif pour être pris en compte ?

Il doit identifier un matériau et donner son épaisseur. « Travaux d'isolation réalisés » n'a aucune valeur pour le calcul ; « polystyrène expansé, 80 mm » en a une. La forme importe peu : devis d'artisan, dossier d'aide publique ou notice de promoteur conviennent.

Combien de logements bisontins sont concernés par le calendrier ?

7 317, soit 18,2 % du parc. 446 en G ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ; 1 553 en F basculeront en 2028 ; 5 318 en E suivront en 2034. Un contrat en cours se poursuit jusqu'à son renouvellement.

Sources officielles

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